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Livingston

Mercredi 7 février 2018

Un café et 2 empenadas dans le gosier me permettent de partir confiant pour cette remontée en bateau du Rio...
2 heures durant, nous empruntons cette superbe rivière, où certaines communautés ont élu domicile. 2 écoles tout de même y sont installées.




Le soleil, dans la première partie permet vraiment d'apprécier ce paysage unique. Mangroves, nénuphars et nombreuses espèces d' oiseaux sont les principaux habitants de la région.

Arrivé à Rio Dulce, je fonce dans le premier restaurant rempli de locaux pour me régaler d'un ragoût de porc et un jus appelé jamaica :)











 Où fait on le plein ???



A peine 5 minutes plus tard passe le bus pour Flores. Ça, c'est la bonne nouvelle. La mauvaise est que le trajet dure 4h et que le bus est archi bondé, même debout dans l'allée centrale !
Par chance, après une heure et demie de tangage, une place à côté de moi se libère. Inespéré !

Arrivé à Flores, je continue pour El Remate, à l'autre bout du lac et surtout plus proche de Tikal. C'est un tout petit village tranquille, à comparer à Flores, petit village insulaire très très orienté tourisme...

Je me fais déposer sur la route où il y a une belle vue sur le lac, on est plein est.
10 minutes après, je croise une écossaise avec qui j'échange sur l'hébergement. Son auberge est une construction en bois, appelée hermano Pedro, je prends direct :) (Q50 la nuit)
Le long de la route se trouve une petite gargote proposant des tacos... Ah le Mexique ! 




 
Je fais le point sur mes piqûres et applique la méthode normande : je prends une feuille avec une tige bien dure et perce tous les boutons, puis avec mes ongles arrache toutes les peaux...

 

Guatemala ; Puerto Barios

Mardi 6 février 2018

A peine réveillé, je fais le point sur mes piqûres, elles ne me font plus mal mais par contre elles ont gonflé formant des sortes de boules de lymphe.

Le ciel est magnifique. Après une collation genre céréales au lait sucré et chaud très loin de mon thé anglais mais délicieux et original, je fais le tour du marché pour remplir mon pote : mon estomac !!!

Puis direction le port afin de trouver une embarcation pour Livingston. 




Le trajet dure une heure, longeant la côte de la mer des caraïbes :)



Il n'est pas trop tard, 10h, quand le bateau accoste à Livingston, petite bourgade accessible uniquement par la mer !

 

Je me dégote un super hôtel en bord de mer, à une vingtaine de minutes de marche après le bourg

Livingstion est un centre musical réputé à l'ambiance relax, ce n'est pas étonnant qu'une communauté afro américaine y ait élu résidence. Rastafari ...

A 5 kilomètres de là, se trouve une série de 7 cascades qui sera mon activité de la journée.
1h30 par trajet sur la plage en fait une longue promenade agréable.












La grimpette sur les rochers est bien glissante et comme je veux toujours aller tout au bout, je tombe dans un trou d'eau de plus d'un mètre de profondeur. En remontant, je m'aperçois que mon téléphone dans ma poche a pris l'eau mais il tient bon. Mon appareil photo à 3500€ est maintenu à bout de bras !!!

Ma jambe gauche a aussi bien râpé la roche et saigne de partout exactement là où je suis tombé en roller il y a 3 semaines :(((

Et pour combler le tout, je réussis à crasher mon drone.... Mais qui semble fonctionner tout de même.. 






A l'entrée du site, une trousse de secours est disponible avec de l'alcool mais c'est surtout ce que Pops, un local me prépare qui est intéressant : il coupe à la machette une plante grasse dont la sève, amer, sert de désinfectant. Je le laisse me l'appliquer à la mode ancestrale :)











De retour à Livingston, je me jette sur un plat et achète mon billet de bateau pour demain matin.

Il n'y a jamais de repos !!!

Cette fois je tombe avant 21h, mais après une chasse aux moustiques !!!

Copan

Lundi 5 février 2018

Dans la nuit, je me réveille à nouveau vers 4 heures, mais cette fois pour une autre raison. J'ai les jambes en feu : j'ai été le festin de je ne sais quelle saloperie.

En faisant le compte au matin, j'ai entre 40 et 50 piqûres sur la jambe droite et entre 20 et 30 sur la jambe gauche, un truc de fou !
La jambe droite est bien enflée et un peu chaude...
On dirait des piqûres d'araignées car il n'y a qu'un seul point rouge. Une morsure comporterait 2 points rouges...

Je retourne évidemment à ma cantine pour prendre le petit-déjeuner, et hop c'est parti pour le Guatemala à nouveau.
8h30 départ de Copan
9h passage de la frontière puis bus pour Chiquimula
11h départ de Chiquimula pour le nord
14h arrivée aux ruines de Quirigua

Il a fait trop beau tout le long du trajet, et à peine arrivé, ça se couvre sévère et il commence à pleuvoir :(

Elles datent de la même époque que Copan, à savoir le 8ème siècle. La cité, après avoir été vassal de Copan, est devenue leur ennemie.

La stèle E, finement sculptée, haute de 10 m et pesant 60 tonnes est la plus grande stèle maya connue à ce jour.













Ce soir, je ne pourrai pas aller à Livingston car il n'y a plus de bateaux à partir de la fin d'après midi.

J'écris ces quelques lignes en espérant que le soleil repointe le bout de son nez, mais je crains que ce ne soit peine perdue !
2 h, et pas un rayon de soleil, je décide de partir et de continuer ma route.

Un mec sympa me ramène sur sa mobylette au carrefour de la grande route, d'où 4 minutes plus tard un mini van me prend pour la prochaine ville, Morales, à 35 kms
De là, je chope un bus pour Puerto Barrios que l'on atteint vers 18h30

A 50m de l'arrêt de bus se trouve un hôtel miteux mais qui fera l'affaire pour une nuit.

Juste en face se tient le marché où je me régale de travers de porc. J'en prends 2 portions, car d'une part ils sont délicieux et deuxio, je n'ai rien mangé de la journée !
Initialement, je voulais manger du poisson mais je n'ai pas pu attendre...

A la pharmacie au coin, on me dit que les piqûres sont des petits moustiques appelés zancudo.

Enfin une coupe de cheveux, enfin plutôt un débroussaillage est nécessaire et vivement apprécié



Honduras : Copan

Dimanche 4 février 2018

Réveillé tôt, 4h du matin-ne pas me demander pourquoi !-, j'organise la journée dans ma tête et plutôt que visiter les ruines de Copan tôt le matin pour revenir dans l'après-midi au Guatemala, j'opte plutôt pour une visite en fin de matinée, là où le soleil est le meilleur. D'autant que rentrer au Guatemala un dimanche soir, je ne suis pas sûr de trouver des transports...

Je vais quand même de bon matin prendre un petit déjeuner local au marché, à base d'œufs, haricots rouges, fromage, avocat, bananes frites petits pains et un café noir. Tout ça me ravit pour la modique somme de L50 (1,8€ !) Je rentre à l'hôtel regarder un film puis retourne prendre le déjeuner au même endroit !






Je peux partir serein et plein comme un œuf pour visiter les ruines.
Situées à 1 kilomètre de la ville, on peut facilement y accéder à pied.
Le billet d'entrée est de 15$ (tout marche en dollars américains ici et en Coca-Cola...) 


La garde est montée


Je n'ai malheureusement rien lu sur le site mais je me laisse guider par la majestuosité du site.
L'attrait majeur ici est une volée de 63 marches remarquablement travaillées et sculptées. Malheureusement, mais c'est logique, protégées par une immense bâche, on ne peut en profiter dans son ensemble.












A 2 kilomètres, se trouve le groupe des sépultures où je peux profiter pour faire voler ma machine- il n'y a personne ici....
 



 Je retourne le soir manger sur la place (j'adore avoir mes petites habitudes :))

 

Guatemala City

Samedi 3 février 2018

Malheureusement, je me réveille vers 4 du matin et ne parviens pas à me rendormir...

Ce qui est sûr, c'est que je ne peux pas faire l'ascension du l'Acatenango dans cet état pour aller voir le volcan fuego. En effet, il faut déjà se rendre à son pied depuis Guatemala city 2-3h au bas mot puis 4h de grimpette pour atteindre le sommet à pratiquement 4000m !
Là, je n'ai vraiment pas assez la pêche pour faire ça aujourd'hui.
J'attends donc le petit déjeuner (à 8h) avant de partir pour le Honduras, comme prévu.

Pour s'y rendre, ce n'est pas une mince affaire : prendre un bus de ville pour aller à la gare de bus du nord. Puis prendre un bus longue distance pour Chiquimula (4h). De là, il il faut prendre un bus pour El florida (le poste frontière). Faire les papiers, changer de l'argent du Honduras cette fois, et enfin un autre transport jusqu'à la ville la plus proche du site...

Bref, de quoi faire tout de même....

Ce matin, il doit y avoir une course ou un rassemblement de motards car ils sont très nombreux et il y a foule au bord de la route aussi.

On se rend aussi très vite compte de la topographie du pays : il n'y que des routes de montagne !!!

La première heure de route est très engorgée, la seconde présente un revêtement dans un état lamentable
Puis des bouchons de malade :45 minutes pour traverser un village de 4 kms !!

Au fur et à mesure, les motards sont plus nombreux, je dirais bien que ça doit se compter par milliers.
Et tout du long, on s'est tapé ce rassemblement. À titre de comparaison, c'est un peu comme s'ils effectuaient le trajet Paris - Deauville et nous, Paris - Caen !

En résumé, un gros trajet de merde. Au lieu de 2h30 - 3h, on a mis 6h30  !!!

J'enchaîne ensuite 2 mini van successifs qui m'emmènent jusqu'au poste frontière. Les formalités de sortie du Guatemala sont faites en 2 minutes , il s'agit juste d'un coup de tampon. Du côté du Honduras , c'est un petit peu plus compliqué, il faut prendre les empreintes, les photos et enregistrer tout ça sur le passeport.
Il est 18h30 passées quand je passe la frontière  par manque de chance , le dernier transport pour la ville de Copan, à 10 km,  vient de partir . Je finis aux anges dans la benne arrière d'un 4*4 :)

Le soir, je mange sur la place principale du village un plat léger à base de brochettes, de salade, et de haricots rouges.